
Dans quelques jours, on passe à l’heure d’été. Chouette, les soirées s’allongent, on retrouve les amis pour de longues soirées ! Mais avant de se retrouver sur les terrasses et de sortir les lunettes de soleil, parlons peu, parlons bien : le passage de l’heure d’hiver à celle d’été est-il plus perturbant que celui d’hiver ? Va-t-il encore chambouler notre sommeil, notre humeur et notre niveau de stress ?
Roulement de tambour… Eh oui ! Et si vous pensez que l’heure d’hiver était pire, accrochez-vous, on va mettre les pendules à l’heure.
Au moment où vous commencez à lire cet article, vous êtes peut-être en train de vous demander : on doit avancer ou reculer d’une heure ? Petit mémo facile : en mArs , on Avance , en octobRE , on REcule . Voilà ça, c’est fait ! Maintenant, voyons pourquoi il est plus difficile de passer à l’heure d’été et quel est son impact sur notre sommeil et notre bien-être.
L’heure d’été : Un mini jet-lag qui pique (et qui stresse)
Avancer nos montres d’une heure, ce n’est pas si terrible que ça me direz-vous, ce n’est qu’une petite heure. Mais en réalité, c’est comme un vol Paris-New York… sans le voyage et les photos souvenirs. Notre horloge biologique se cale sur la lumière du jour, et là, boum ! Le soleil n’est pas encore levé qu’on nous impose un réveil plus tôt, alors que notre corps n’a rien demandé. Résultat ? Fatigue, grognements matinaux, et une humeur contrariée entre « Je veux dormir » et « Je dois vraiment me lever ? » .
Et ce n’est pas tout : ce bouleversement peut aussi augmenter le niveau de stress et d’anxiété . Le manque de sommeil rend plus irritable, et un décalage brutal du rythme circadien peut perturber la production de cortisol, l’hormone du stress. Autrement dit, bonjour la tension nerveuse, les sautes d’humeur et l’impression de courir après le temps dès le matin, entre la gestion des levés des enfants et les humeurs des uns et des autres et des nôtres. Nos matins vont piquer les premiers temps.
Mais il y a un autre problème souvent sous-estimé : l’impact sur l’endormissement . En été, le soleil se couche bien plus tard, ce qui perturbe notre signal biologique de préparation au sommeil. La mélatonine, l’hormone du sommeil, est produite en réponse à l’obscurité, et si la nuit tarde à tomber, son apparition est retardée. Résultat : on s’endort plus tard et on dort moins longtemps.
Ce phénomène touche tout le monde, mais il est particulièrement problématique pour :
- Les enfants , qui ne comprennent pas pourquoi ils doivent aller au lit alors qu’il fait encore jour. Les convaincre de dormir relève alors du défi olympique.
- Les personnes âgées , dont le sommeil est souvent plus fragile et plus léger. Ce retard de la mélatonine peut donc accentuer les insomnies et les réveils nocturnes.
Pire encore, des études montrent que dans les jours qui suivent, on note une légère augmentation des accidents de la route, des troubles cardiovasculaires et des coups de gueule contre le réveil. Bref, une transition pas franchement douce.
L’heure d’hiver : Moins de drame, mais un petit coup de blues
Quand on recule d’une heure, on gagne du sommeil. Et franchement, qui dirait non à une heure de rab’ sous la couette ?!! Pour le corps, c’est le pied, car il retrouve un rythme plus naturel. Tout semble aller mieux… sauf que les journées raccourcissent.
Moins de lumière en fin d’après-midi = coup de blues possible. Chez certains, ça peut même frôler la déprime saisonnière , avec une fatigue persistante et une baisse d’énergie. Sans compter que la diminution de la lumière en soirée peut jouer sur la production de sérotonine, l’hormone du bien-être. Résultat : un moral en dents de science et un besoin irrésistible d’hiberner.
Conclusion : Qui est le plus perturbant ?
Vous l’avez bien compris, malgré que le passage à l’heure d’hiver perturbe notre sommeil, l’heure d’été remporte le prix du trouble-fête . Stress, anxiété, fatigue, troubles du sommeil… ce petit changement d’heure peut chambouler notre équilibre plus qu’on ne le pense.
Mais rassurez-vous, il y a des astuces pour survivre à cette transition :
✔ Trichez un peu : couchez-vous 15 minutes plus tôt chaque soir quelques jours avant et faites de même pour votre levé, retirer 15 minutes à votre heure de réveil.
✔ Trompez votre corps : Pour vous aider, optez pour un réveil simulateur d’aube.
✔ Prenez un bain de lumière dès le matin, histoire de réveiller votre cerveau en douceur et de calmer votre stress.
✔ Évitez la lumière artificielle blanche en soirée , pour ne pas retarder davantage la production de mélatonine, tirez les rideaux ou fermez les volets et privilégier une lumière jaune à 10 ou 15 %.
✔ Dites non au combo café-écrans tard le soir , ça n’aide personne (sauf votre insomnie).
✔ Pratiquez la relaxation : méditation, respiration profonde, étirements… Tout est bon pour apaiser l’anxiété.
✔ Lâchez le prix : quelques jours de fatigue, ce n’est pas la fin du monde.
Allez, courage ! En suivant ces conseils en une semaine, tout sera rentré dans l’ordre… ou presque. En attendant, si vous avez envie de piquer un somme en pleine journée, sachez que vous n’êtes pas seul.e. 😴
Un changement d’heure en sursis ?
En 2018, la Commission européenne a organisé une consultation publique pour savoir si le changement d’heure devait être maintenu. Résultat : 84 % des répondants ont voté pour sa suppression . Parmi eux, une majorité souhaitait conserver l’heure d’été toute l’année .
En France, une consultation similaire similaire en 2019 a confirmé cette tendance, avec 59,17 % des votants préférant l’heure d’été permanente .
Cependant, malgré ces résultats, la mise en œuvre de cette réforme a été repoussée en raison de désaccords entre les États membres et d’autres priorités politiques . Pour l’instant, nous continuons donc à avancer et reculer nos horloges deux fois par an… jusqu’à nouvel ordre !


